Va subiendo la corriente Con chinchorro y atarraya La canoa de bareque Para llegar a la playa
(bis)
La luna espera sonriente Con su mágico esplendor La llegada del valiente Y del alegre pescador
(bis)
El pescador, habla con la luna El pescador, habla con la playa El pescador, no tiene fortuna Sólo su atarraya
(bis)
Regresan los pescadores Con su carga pa' vender Al puerto de sus amores Donde tiene su querer
(bis)
Y esta cumbia que se llama "el alegre pescador" La compuse una mañana Una mañana de sol
(bis)
El pescador, habla con la luna El pescador, habla con la playa El pescador, no tiene fortuna Sólo su atarraya
(bis)
ELLE FREQUENTAIT LA RUE PIGALLE (Edith Piaf)
Elle fréquentait la rue Pigalle Elle sentait le vice à bon marché Elle était toute noire de péchés Avec un pauvre visage tout pâle Pourtant y’avait dans le fond de ses yeux Comme quelque chose de miraculeux Qui semblait mettre un peu de ciel bleu Dans celui tout sale de Pigalle.
Il lui avait dit: “Vous êtes belle.” Et d’habitude, dans ce quartier-là, On dit jamais les choses comme ça Aux filles qui font le même métier qu’elle; Et comme elle voulait se confesser, Il la couvrait toute de baisers, En lui disant: “Laisse ton passé, Moi, je vois qu’une chose, c’est que tu es belle.”
Y’a des images qui vous tracassent; Et quand elle sortait avec lui, Depuis Barbès jusqu’à Clichy Son passé lui faisait la grimace. Et sur les trottoirs plein de souvenirs, Elle voyait son amour se flétrir, Alors, elle lui de manda de partir, Et il l’emmena vers Montparnasse.
Elle croyait recommencer sa vie, Mais c’est lui qui se mit à changer, Il la regardait tout étonné, Disant: “Je te croyais plus jolie, Ici, le jour t’éclaire de trop, On voit tes vices à fleur de peau, Vaudrait peut-être mieux que tu retournes là-haut Et qu’on reprenne chacun sa vie.”
Elle est retournée dans son Pigalle, Y’a plus personne pour la repêcher, Elle a retrouvée tous ses péchés, Ses coins d’ombre et ses trottoirs sales. Mais quand elle voit des amoureux Qui remontent la rue d’un air joyeux, Y’a des larmes dans ses grands yeux bleus
Qui coulent le long de ses joues toutes pâles.
LES ENFANTS DU PIREE
Noyés de bleu sous le ciel grec Un bateau, deux bateaux,trois bateaux S'en vont chantant Griffant le ciel à coups de bec Un oiseau, deux oiseaux, trois oiseaux Font du beau temps Dans les ruelles d'un coup sec Un volet, deux volets, trois volets Claquent au vent, Et faisant une ronde avec Un enfant, deux enfants, trois enfants Dansent gaiement.
Mon dieu que j'aime, Ce port du bout du monde Que le soleil innonde De ses reflets dorés Mon dieu que j'aime, Sous les bonnets oranges Tous les visages d'anges Des enfants du Pirée.
Je rêve aussi d'avoir un jour, Un enfant, deux enfants, trois enfants Jouant comme eux Le long du quai flanent toujours Un marin, deux marins, trois marins aventureux De notre amour on se fera Un amour, dix amours, mille amours Noyés de bleus Et nos enfants feront des gars Que les filles un beau jour A leur tour rendront heureux.
Mon dieu que j'aime, Ce port du bout du monde Que le soleil innonde De ses reflets dorés Mon dieu que j'aime, Sous les bonnets oranges Tous les visages d'anges Des enfants du Pirée.
[NN: la chanson s'arrête ici dans certaines versions]
Quand on parlait de voyages Vers de fabuleux rivages Tu disais qu'on les feraient nous aussi, Oui mais quand on en a eu l'âge Moi j'ai quitté le village, Tu m'as dit je t'attendrais toute ma vie
Mais quelques fois, Les bateaux s'en vont si loin Que le flot les entrainent Mais quelques fois, Les bateaux s'en vont si loin Que quelques fois Trop tard ils reviennent.
Après tant et tant d'années Je t'ai enfin retrouvé Devant nous le passé vient de surgir Mais mon dieu comme c'est étrange Oh mon dieu comme c'est étrange Nous n'avons soudain plus rien rien à nous dire
Car quelques fois, Les bateaux s'en vont si loin Et le flot les entrainent Car les bateaux quelques fois, S'en vont si loin Mais quelques fois Trop tard ils reviennent Mais quelques fois Trop tard ils reviennent.