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ensemble vocal de Marc Delattre

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I


 

I AM THE WALRUS   
 
 

 

 I AM THE WALRUS  par notre chorale en 2011

 

I am   he as   you are   he as   you  are  me   and   we are   all together.

See how they run like pigs from a gun, see how they fly.
I'm crying.

Sitting on a cornflake, waiting for the van to come.
Corporation tee-shirt, stupid bloody Tuesday.
Man, you been a naughty boy, and let your face grow long.
I am the eggman, they are the eggmen, I am the walrus,
goo goo g'joob.

Mister City P'liceman sitting
Pretty little p'licemen in a row.
See how they fly like Lucy in the Sky, see how they run.
I'm crying, I'm cry----------ing.
I'm crying, I'm cry----------ing.



Yellow matter custard, dripping from a dead dog's eye.
Crabalocker fishwife, pornographic priestess,
Boy, you been a naughty girl and let your knickers down.
I am the eggman, they are the eggmen, I am the walrus,
goo goo g'joob.

Sitting in an English garden waiting for the sun.
If the sun don't come, you get a tan
From standing in the English rain.
I am the eggman, they are the eggmen, I am the walrus,
goo goo g'joob g'goo goo goo g'joob
 goo goo g'joob g'goo goo goo g'joob goo goo
 (juba juba juba juba juba... + violons)

(Expert textpert choking smokers,
Don't you thing the joker laughs at you? ho ho ho he he he ha ha ha
See how they smile like pigs in a sty, see how they snied.
I'm crying.)

(Semolina pilchard, climbing up the Eiffel Tower.
Elementary penguin singing Hari Krishna.
Man, you should have seen them kicking Edgar Alan Poe.)


(I am the eggman, they are the eggmen. I am the walrus, 
goo goo g'joob, g'goo goo g'joob,
goo goo g'joob, g'joob, g'goo goo g'joob 
juba juba juba, juba juba, juba, juba juba, juba juba. Juba juba)
 
 
 
 IL N'AURAIT FALLU
 
 
 
Il n'aurait fallu
Qu'un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne

Qui donc a rendu
Leurs couleurs perdues
Aux jours aux semaines
Sa réalité
À l'immense été
Des choses humaines

Moi qui frémissais
Toujours je ne sais
De quelle colère
Deux bras ont suffi
Pour faire à ma vie
Un grand collier d'air

Rien qu'un mouvement
Ce geste en dormant
Léger qui me frôle
Un souffle posé
Moins qu'une rosée
Contre mon épaule

Un front qui s'appuie
À moi dans la nuit
Deux grands yeux ouverts
Et tout m'a semblé
Comme un champ de blé
Dans cet univers

Un tendre jardin
Dans l'herbe où soudain
La verveine pousse
Et mon cœur défunt
Renaît au parfum
Qui fait l'ombre douce 
 
 
 
 
IL NEIGE SUR LES MERS (Gérard Pierron/ Eugène Bizeau)
 

I

 

 

Il neige sur les champs, les bois, les monts, les dunes,
Il neige sur le front des êtres les plus doux,
Il neige sur les toits pleins de nos infortunes,
A tous les blancs flocons se mêlent des cailloux.

Il neige et grelottant près d'un foyer sans flamme,
Beaucoup de pauvres gens n'ont pas assez de pain,
Il neige sur les coeurs, il neige sur les âmes,
Et tous les affamés n'ont qu'à mourir de faim.

Il neige sur les bourgs, il neige sur les villes,
Où le malheur humain porte sa lourde croix,
Il neige sous les ponts, des gueux cherchant asile
Rêvent d'un peu de feu pour se chauffer les doigts.

Il neige, des vieillards, des orphelins, des femmes
Traînent sur le pavé leur douloureux destin,
Il neige sur les coeurs, il neige sur les âmes,
Et la fraternité n'est qu'un soleil lointain.

Il neige sur les mers, il neige sur les grèves,
Il neige de la mort et de la cruauté,
Et l'astre de la paix qui brille dans nos rêves,
S'enfuit à nos regards sous un ciel tourmenté.

Il neige et des troupeaux suivent les oriflammes
Qui mènent l'avenir dans un sanglant chemin,
Et la neige des coeurs engloutira les âmes,
Tant que ces horreurs-là n'auront pas eu de fin
 
hum hum hum...

Il neige sur les toits pleins de nos infortunes,
A tous les blancs flocons se mêlent des cailloux.‎




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