I am he as you are he as you are me and we are all together.
See how they run like pigs from a gun, see how they fly. I'm crying.
Sitting on a cornflake, waiting for the van to come. Corporation tee-shirt, stupid bloody Tuesday. Man, you been a naughty boy, and let your face grow long. I am the eggman, they are the eggmen, I am the walrus, goo goo g'joob.
Mister City P'liceman sitting Pretty little p'licemen in a row. See how they fly like Lucy in the Sky, see how they run. I'm crying, I'm cry----------ing. I'm crying, I'm cry----------ing.
Yellow matter custard, dripping from a dead dog's eye. Crabalocker fishwife, pornographic priestess, Boy, you been a naughty girl and let your knickers down. I am the eggman, they are the eggmen, I am the walrus, goo goo g'joob.
Sitting in an English garden waiting for the sun. If the sun don't come, you get a tan From standing in the English rain. I am the eggman, they are the eggmen, I am the walrus, goo goo g'joob g'goo goo goo g'joob
goo goo g'joob g'goo goo goo g'joob goo goo
(juba juba juba juba juba... + violons)
(Expert textpert choking smokers, Don't you thing the joker laughs at you? ho ho ho he he he ha ha ha See how they smile like pigs in a sty, see how they snied. I'm crying.)
(Semolina pilchard, climbing up the Eiffel Tower. Elementary penguin singing Hari Krishna. Man, you should have seen them kicking Edgar Alan Poe.)
(I am the eggman, they are the eggmen. I am the walrus, goo goo g'joob, g'goo goo g'joob,
goo goo g'joob, g'joob, g'goo goo g'joob
juba juba juba, juba juba, juba, juba juba, juba juba. Juba juba)
IL N'AURAIT FALLU
Il n'aurait fallu Qu'un moment de plus Pour que la mort vienne Mais une main nue Alors est venue Qui a pris la mienne
Qui donc a rendu Leurs couleurs perdues Aux jours aux semaines Sa réalité À l'immense été Des choses humaines
Moi qui frémissais Toujours je ne sais De quelle colère Deux bras ont suffi Pour faire à ma vie Un grand collier d'air
Rien qu'un mouvement Ce geste en dormant Léger qui me frôle Un souffle posé Moins qu'une rosée Contre mon épaule
Un front qui s'appuie À moi dans la nuit Deux grands yeux ouverts Et tout m'a semblé Comme un champ de blé Dans cet univers
Un tendre jardin Dans l'herbe où soudain La verveine pousse Et mon cur défunt Renaît au parfum Qui fait l'ombre douce
IL NEIGE SUR LES MERS (Gérard Pierron/ Eugène Bizeau)
Il neige sur les champs, les bois, les monts, les dunes, Il neige sur le front des êtres les plus doux, Il neige sur les toits pleins de nos infortunes, A tous les blancs flocons se mêlent des cailloux. Il neige et grelottant près d'un foyer sans flamme, Beaucoup de pauvres gens n'ont pas assez de pain, Il neige sur les coeurs, il neige sur les âmes, Et tous les affamés n'ont qu'à mourir de faim. Il neige sur les bourgs, il neige sur les villes, Où le malheur humain porte sa lourde croix, Il neige sous les ponts, des gueux cherchant asile Rêvent d'un peu de feu pour se chauffer les doigts. Il neige, des vieillards, des orphelins, des femmes Traînent sur le pavé leur douloureux destin, Il neige sur les coeurs, il neige sur les âmes, Et la fraternité n'est qu'un soleil lointain. Il neige sur les mers, il neige sur les grèves, Il neige de la mort et de la cruauté, Et l'astre de la paix qui brille dans nos rêves, S'enfuit à nos regards sous un ciel tourmenté. Il neige et des troupeaux suivent les oriflammes Qui mènent l'avenir dans un sanglant chemin, Et la neige des coeurs engloutira les âmes, Tant que ces horreurs-là n'auront pas eu de fin
hum hum hum... Il neige sur les toits pleins de nos infortunes, A tous les blancs flocons se mêlent des cailloux.